Qu’est ce que l’Anxiété de performance ?

Qu’est ce que l’Anxiété de performance ?

anxiété de performance

L’anxiété de performance est un type d’anxiété, ou un sentiment fort et excessif de peur ou d’inquiétude, qui est lié à la capacité d’accomplir quelque chose de spécifique, ou à la crainte des conséquences provoquée par une personne qu’on juge « mauvaise ».

Le terme est couramment utilisé pour décrire le trac, c’est-à-dire le stress ou la peur avant de se produire ou de parler devant des gens. Il est aussi parfois utilisé comme une version abrégée du terme anxiété de performance sexuelle, qui est une peur liée aux rapports sexuels.

Il ne s’agit toutefois que de deux exemples et la peur du jugement reste le point fondamental.

Les gens peuvent éprouver de l’anxiété de performance pour n’importe quoi, et cela peut devenir une habitude. Avec un traitement, il s’agit d’un défi qui peut être réduit et même surmonté.

Qui en souffre et surtout à quel moment ?


Ce type d’anxiété peut toucher des personnes de tous sexes, enfants et adultes.

Elle peut commencer soudainement ou s’installer progressivement au fil du temps.
Il s’agit en fait, d’un type d’anxiété lié à une tâche spécifique, qui peut donc survenir dans de nombreuses circonstances différentes.

Les symptômes de l’anxiété de performance peuvent aller de légers à graves. Ils peuvent se manifester une seule fois ou plusieurs fois, voire à chaque fois qu’une personne est confrontée à cette tâche si elle n’est pas traitée.

Quels sont les symptômes ?


Les symptômes de l’anxiété de performance peuvent varier d’une personne à l’autre. Ils peuvent également être différents lorsqu’une même personne connaît plusieurs épisodes d’anxiété de performance.

Ces symptômes, dont la gravité peut varier, comprennent des changements physiques, émotionnels, moteurs et cognitifs.

Lorsque j’ai subit ce type d’anxiété, il y a de ça un peu plus de 3 ans, les symptômes englobaient aussi bien ma physiologie (perte de poids excessive, fatigue musculaire, palpitations cardiaques) que l’aspect cognitifs (pensées incontrôlables et parasitaire, angoisse et inquiétude au sujet de tout).

Voici la liste non exhaustive des symptômes de l’anxiété de performance :

  • Augmentation du rythme cardiaque,
  • Augmentation de la pression sanguine,
  • Tremblements,
  • Étourdissements,
  • Maux de tête,
  • Respiration rapide ou superficielle,
  • Sécheresse de la bouche,
  • Difficulté à contrôler la vessie,
  • estomac dérangé,
  • Changements de la vision,
  • Transpiration,
  • Mains ou pieds froids,
  • Frissons,
  • Peau pâle ou rouge,
  • Vigilance accrue,
  • Pensées de peur de l’échec,
  • Pensées de conséquences négatives d’un échec perçu,
  • Difficulté à s’ouvrir à des pensées différentes,
  • Changements de comportement,
  • Sentiment de perte de contrôle,
  • Décision de ne pas terminer la tâche.

Quel en sont les différents types ?

Il y a plusieurs types d’anxiété de performance, cette liste comporte :

Types

Il existe plusieurs types d’anxiété de performance. Il s’agit notamment de :

  • Le trac,
  • l’anxiété liée aux performances sexuelles,
  • l’anxiété liée aux performances sportives,
  • l’anxiété liée à la réalisation d’un test,
  • l’angoisse au sujet des entretiens.

Pour aller plus en détails dans les symptômes…

Le trac


Le trac est lié au fait de se produire sur scène et peut être ressenti par les acteurs, les musiciens, les danseurs et autres artistes de scène.

Le trac est également considéré comme une phobie, notamment la phobie sociale de la glossophobie, qui est la peur de parler en public.

Il faut savoir que la phobie sociale est également appelée trouble d’anxiété sociale.

L’anxiété liée à la performance sexuelle


L’anxiété liée à la performance sexuelle est une peur ou une inquiétude liée aux rapports sexuels et peut survenir avant ou pendant les rapports.

Elle peut être liée à la perception de la capacité à satisfaire un partenaire, à l’image corporelle, aux difficultés relationnelles ou à d’autres facteurs. On estime que 9 à 25 % des hommes et 6 à 16 % des femmes souffrent d’anxiété de performance sexuelle !

Bien que les termes anxiété de performance, anxiété de performance sexuelle et dysfonctionnement érectile soient parfois utilisés de manière interchangeable, il s’agit de trois conditions différentes.

L’anxiété liée à la performance sexuelle est une peur ou une inquiétude liée aux rapports sexuels, tandis que l’anxiété liée à la performance peut être une peur ou une inquiétude liée à n’importe quelle tâche. La dysfonction érectile est une difficulté rencontrée par les hommes pour obtenir ou maintenir une érection, qui peut être causée par l’anxiété liée à la performance sexuelle ou par divers autres facteurs.

Anxiété liée à la performance athlétique


L’anxiété liée à la performance athlétique est une peur ou une inquiétude liée à l’entraînement ou à la compétition sportive.

Ce type de performance comporte une préoccupation supplémentaire au-delà des symptômes d’anxiété.
L’anxiété liée à la performance athlétique peut augmenter le risque de blessure chez les athlètes.

L’anxiété liée aux tests


L’anxiété liée à la passation d’un test est une peur ou une inquiétude liée à la passation d’un test ou à la capacité à obtenir de bons résultats à un test.

Elle a souvent un impact négatif sur les résultats des tests, et les candidats obtiennent des résultats inférieurs à leurs connaissances de la matière et à leurs capacités.

Ces conséquences sont relativement logiques, dans la mesure ou, pour obtenir les meilleurs résultats, seul notre lobe frontal se doit d’être utilisé.

Anxiété liée au passage d’un entretien (embauche ou autre)


L’anxiété liée à l’entretien est une peur ou une inquiétude liée à l’entretien d’embauche ou à un autre entretien.

Une augmentation de l’anxiété liée à l’entretien est liée à une diminution de la performance lors de l’entretien et peut avoir un impact négatif sur les décisions d’embauche.

Autres types d’anxiété de performance


Le trac, l’anxiété liée aux performances sexuelles, l’anxiété liée aux performances sportives, l’anxiété liée aux tests et l’anxiété liée aux entretiens ne sont que cinq exemples d’anxiété de performance.

Cependant, l’anxiété de performance ne se limite pas à ces cinq circonstances. Elle peut être liée à l’incapacité d’accomplir n’importe quelle tâche.

Comment diagnostiquer ce type d’anxiété ?


Les professionnels de la santé mentale, tels que les psychologues et les psychiatres, peuvent diagnostiquer l’anxiété de performance en évaluant les symptômes, les pensées et les circonstances.

Prévention et traitement


La prévention de l’anxiété de performance consiste d’abord à se préparer avant les événements et les tâches.

Il peut s’agir de pratiquer, de s’entraîner et de répéter les compétences nécessaires à une bonne performance, comme les pratiques et l’entraînement croisé d’une équipe sportive, les leçons et les répétitions de musique et de danse, la mémorisation et l’apprentissage d’informations, et la répétition de discours et de présentations avec des notes.

La préparation peut également consister à dormir suffisamment, à manger un repas sain et satisfaisant, à se soulager régulièrement du stress, à rechercher un soutien émotionnel auprès d’autres personnes, à apprendre des techniques d’adaptation à l’avance, à suivre des rituels avant la performance et à visualiser la réalisation de la tâche, de l’événement ou de la performance.

Mais pas seulement, il existe aujourd’hui des thérapies efficaces pour traiter l’anxiété de performance !


Thérapie cognitive et comportementale (ma spécialisation, plus de détails ici) : Il s’agit de l’une des psychothérapies les plus efficaces pour les troubles anxieux. Il s’agit d’une approche utilisée pour identifier et modifier les schémas de pensée et de comportement afin de développer des moyens plus efficaces de faire face à la situation, ce qui entraîne un changement symptomatique.

Coaching de vie : Il s’agit d’un type de thérapie par la parole utilisé pour donner aux gens des stratégies leur permettant de surmonter les difficultés et d’améliorer leur sentiment de bien-être.

Stratégies d’adaptation : Il peut s’agir de rituels avant l’exécution, de respiration profonde et de visualisation.

En conclusion

J’espère de tout cœur que ces informations ont pu vous être utile !

Si malgré tout, vous éprouvez des difficultés à gérer votre anxiété, sous toutes ses formes, n’hésitez pas à consulter nos accompagnement ici.

à très bientôt,

Henri Hélias

[GUIDE] – Comment Gérer son STRESS ?

[GUIDE] – Comment Gérer son STRESS ?

Si vous subissez au quotidien des épisodes de peur inexpliquée, d’angoisses grandissantes et de stress intense, alors cet article est fait pour vous !

En tant qu’ancien grand anxieux, j’aimerai commencer par vous présenter ce qu’est le stress, les signes de stress, les mesures simples que vous pouvez prendre lorsque vous vous sentez stressé et vous donner des conseils pratiques pour le prévenir.

La France est un pays qui souffre du stress, de l’angoisse, de l’anxiété et il est grand temps d’agir !

Vous découvrirez ainsi dans cet article les causes, les symptômes et des moyens de gérer votre stress au quotidien.

C’est parti !

Pourquoi est-il important de gérer son stress ?

savoir gerer son stress

Si vous vivez avec des niveaux de stress élevés, vous mettez en danger votre bien-être tout entier.

Le stress fait des ravages sur votre équilibre émotionnel, ainsi que sur votre santé mentale et physique. Il réduit votre capacité à penser clairement, à fonctionner efficacement et à profiter de la vie.

Il peut sembler certaines fois qu’il n’y ait rien à faire contre le stress, car les factures ne cesseront jamais d’arriver, il n’y aura jamais plus d’heures dans une journée et vos responsabilités professionnelles et familiales seront toujours exigeantes.

Mais vous avez beaucoup plus de contrôle que vous ne le pensez, rassurez-vous !

Une gestion efficace du stress vous aide à briser l’emprise de cette affliction sur votre vie, afin que vous soyez plus heureux, en meilleure santé et plus productif.

L’objectif ultime est une vie équilibrée, avec du temps pour le travail, les relations, la détente et le plaisir, et la résilience nécessaire pour résister à la pression et relever les défis.

Mais il faut savoir une chose: la gestion du stress n’est pas une solution universelle.
C’est pourquoi il est important d’expérimenter et de trouver ce qui fonctionne le mieux pour vous. Les conseils de gestion du stress suivants peuvent néanmoins vous aider à le faire !

à la base, qu’est-ce que le « stress » ?

Le stress est le sentiment d’être soumis à une pression anormale. Cette pression peut provenir de différents aspects de votre vie quotidienne.
Par exemple, une charge de travail accrue, une période de transition, une dispute avec votre famille ou des soucis financiers nouveaux ou existants.

Vous pouvez constater que l’effet est cumulatif, chaque facteur de stress s’ajoutant à un autre.

Dans ces situations, vous pouvez vous sentir menacé ou bouleversé et votre corps peut réagir au stress. Cela peut provoquer divers symptômes physiques, modifier votre comportement et vous amener à ressentir des émotions plus intenses.

Le stress nous affecte de plusieurs façons, tant sur le plan physique qu’émotionnel et à des intensités variables.

Comment pouvons-nous l’identifier ?

Lorsqu’il dégénère, la gestion du stress devient un véritable combat. En effet, lorsqu’il affecte votre vie, votre santé et votre bien-être, il est important de s’y attaquer le plus tôt possible.

Bien que le stress affecte chaque personne de manière différente, il existe des signes et des symptômes communs auxquels vous pouvez être attentif :

  • Des sentiments d’inquiétude ou d’anxiété constante,
  • Le sentiment d’être dépassé par les événements,
  • Une difficulté à se concentrer,
  • Des sautes d’humeur ou des changements d’humeur,
  • irritabilité,
  • Une difficulté à se détendre,
  • Symptômes dépressifs,
  • Développement d’une faible estime de soi,
  • Manger plus ou moins que d’habitude,
  • Changement dans les habitudes de sommeil,
  • Une consommation d’alcool, de tabac ou de drogues illicites pour se détendre,
  • Des douleurs, en particulier des tensions musculaires,
  • De la diarrhée et/ou une constipation,
  • Des sensations de nausée ou de vertige,
  • Une perte de la libido.

Si vous ressentez ces symptômes pendant une période prolongée et si vous avez l’impression qu’ils affectent votre vie quotidienne ou vous font sentir mal, vous devriez en parler à votre médecin généraliste.

Vous pouvez lui demander des informations sur les services de soutien et les traitements dont vous disposez.

3 étapes vers le management de votre stress

Réalisez les choses

  • Essayez de faire le lien entre la fatigue ou la maladie et les pressions auxquelles vous êtes confronté,
  • Soyez attentif aux signes physiques tels que les muscles tendus, la fatigue excessive, les maux de tête ou les migraines.

Identifiez les causes

  • Essayez d’identifier les causes sous-jacentes
  • Classez les raisons possibles de votre stress en trois catégories :
    1) celles qui ont une solution pratique ; 2) celles qui s’amélioreront avec le temps ; 3) celles auxquelles vous ne pouvez rien faire,
  • Essayez de vous libérer de l’inquiétude de celles qui font partie des deuxième et troisième groupes et laissez-les partir.

Prenez du recul sur votre style de vie

  • Êtes-vous en train d’en faire trop ?
  • Y a-t-il des choses que vous faites qui pourraient être confiées à quelqu’un d’autre ?
  • Pouvez-vous faire les choses plus tranquillement ?
  • Pour donner suite à la réponse à ces questions, vous devrez peut-être établir des priorités parmi les choses que vous essayez d’accomplir et réorganiser votre vie,
  • Cela vous aidera à relâcher la pression qui peut résulter du fait d’essayer de tout faire en même temps !

En conclusion


N’oubliez surtout pas que vous pouvez demander l’aide d’un professionnel !

La première personne à contacter est votre médecin de famille. Il devrait être en mesure de vous conseiller sur le traitement médicamenteux à suivre. j’ai d’ailleurs créé pour vous un test de stress et d’anxiété, avec le téléchargement 100% gratuit d’un document pour échanger avec votre médecin, à la clé.

La thérapie comportementale et cognitive (il s’agit d’un type de thérapie qui fonctionne en vous aidant à comprendre que vos pensées et vos actions peuvent influer sur ce que vous ressentez) et les approches basées sur la pleine conscience sont connues pour aider à réduire le stress, voir à le vaincre définitivement !

Il existe également un certain nombre d’organisations bénévoles qui peuvent vous aider à vous attaquer aux causes du stress et vous conseiller sur les moyens d’aller mieux.

A très bientôt et prenez soin de vous,

Henri Hélias

Comment la Respiration Paradoxale peut-elle vous Générer du Stress ?

Comment la Respiration Paradoxale peut-elle vous Générer du Stress ?

respiration paradoxale

En général, lorsque le stress est abordé, il est désigné comme une cause psychique, qui agit sur notre condition physique.

Et si vous étiez en mesure de réduire drastiquement vos symptômes de tension et d’angoisse, simplement en cessant la respiration paradoxale, elle-même générée par le stress ?

La respiration paradoxale est un terme fourre-tout qui désigne une série d’états de détresse respiratoire.

Dans certains cas, la respiration paradoxale peut être aiguë et nécessiter une intervention d’urgence.
Dans d’autres, elle peut être un problème chronique.


Elle peut se manifester lorsque vous êtes stressé et provoquer des crises de panique et/ou des problèmes de respiration laborieuse à long terme.

En général, le terme désigne un mode de respiration opposé à la respiration normale.

Dans un schéma respiratoire normal et sain, lorsque vous inspirez, votre diaphragme se déplace vers le bas…
Dans le même temps, votre abdomen se déploie vers l’extérieur, loin de votre colonne vertébrale.

Pendant l’expiration, votre diaphragme se déplace vers le haut et votre abdomen se rétracte vers l’intérieur, en direction de votre colonne vertébrale.

Cette technique est également appelée respiration diaphragmatique ou respiration ventrale. La poitrine ne bouge pas.

Lorsque le contraire de la respiration diaphragmatique se produit, on parle de schéma respiratoire paradoxal. On parle également de double respiration.

En effet, votre diaphragme se déplace vers le haut et votre abdomen se rétracte vers l’intérieur pendant l’expiration. Simultanément, votre diaphragme se déplace vers le bas et votre abdomen se dilate vers l’extérieur pendant l’inspiration.

Quels sont les signes et les symptômes de la respiration paradoxale ?

Voici une liste de signes et de symptômes courants indiquant qu’une personne contracte une respiration paradoxale ou une détresse respiratoire :

  • Difficulté à reprendre son souffle,
  • Fréquence cardiaque rapide,
  • Douleur dans le cou et les épaules,
  • Douleur ou faiblesse dans la poitrine,
  • Impossibilité de reprendre son souffle,
  • Respiration laborieuse,
  • Respiration Haletante involontaire,
  • Prise soudaine d’une grande respiration,
  • Faiblesse générale,
  • Vertiges,
  • Incapacité de parler sans être essoufflé.

Quelles en sont les causes ?

Un certain nombre de facteurs peuvent contribuer aux schémas de respiration paradoxale.

Un traumatisme aigu à la poitrine est une cause qui entraîne instantanément des contractions intercostales.
Celles-ci, à leur tour, peuvent provoquer un mouvement paradoxal de la respiration.

Ce phénomène est également appelé « respiration bégayée » ou « respiration bloquée« .

Dans ce cas, une action d’urgence doit être entreprise pour aider la personne à respirer.

Néanmoins, des problèmes chroniques peuvent également contribuer à la respiration paradoxale abdominale…



Les effets d’un stress de longue durée

Lorsque le stress chronique lié au travail et à d’autres activités ou à certains soucis devient problématique, de nombreux problèmes sous-jacents peuvent conduire à l’effet paradoxal de la respiration (parfois appelé double respiration ou même hyperventilation).

En effet, la réaction de lutte ou de fuite (provoquée par le stress chronique) peut entraîner une respiration plus rapide et moins profonde !

Chez une personne qui se sent soudainement submergée par la réaction de lutte ou de fuite, par exemple, une hyperventilation peut se produire.
Vous pouvez également observer des respirations profondes et soudaines et une double respiration frénétique (respiration en balancier) chez une personne qui a une attaque de panique.

Si vous avez souvent du mal à reprendre votre souffle et que vous exercez en même temps un travail très stressant, ou si vous vivez fréquemment des situations traumatisantes, la respiration paradoxale pourrait devenir un problème très récurrent pour vous.

Les effets de la sédentarité sur votre santé

respiration paradoxale et sédentarité

Les personnes qui restent assises à leur bureau toute la journée peuvent également constater que le haut de leurs épaules, et en particulier les muscles de leur cou, sont tendus et serrés.

Il peut en résulter une sollicitation excessive de ces muscles lors de la respiration. Le diaphragme peut alors s’affaiblir et fonctionner de manière paradoxale lors de la respiration.

Les effets se compensent alors, la respiration devenant de plus en plus laborieuse et les muscles du cou provoquant de plus en plus de tensions et de douleurs.

Les problèmes neurologiques

Certains problèmes neurologiques, comme l’épilepsie ou les migraines, peuvent déclencher la réponse paradoxale, entravant le mouvement du diaphragme et provoquant une respiration non diaphragmatique, laborieuse et épuisante.

Les problèmes pulmonaires

La respiration paradoxal de la poitrine est plus probable chez les personnes souffrant de problèmes de santé liés aux poumons, tels que le cancer du poumon, l’asthme, etc.

Quels sont les traitements efficaces ?

Lors d’une respiration paradoxale aiguë

Là encore, si une personne présente une respiration en dents de scie à la suite d’un traumatisme à la poitrine ou d’une autre déficience physique qui entrave sa capacité à respirer, il faut lui apporter une aide d’urgence.

Appelez les services d’urgence et administrez-lui un masque à oxygène.

En cas de crise de panique ou d’hyperventilation, lorsque vous ou quelqu’un d’autre présente une respiration irrégulière ou un mouvement paradoxal rapide de la respiration, essayez ces actions immédiates, qui peuvent vous aider à vous calmer et à rétablir une respiration normale :

  • Essayez la position du trépied (penchez-vous et posez les mains sur les genoux),
  • Respirez avec les lèvres pincées,
  • Faites de votre mieux pour ralentir votre respiration,
  • N’essayez pas de parler,
  • Concentrez-vous sur un point visuel, à environ deux ou trois mètres devant vous,
  • Une fois que vous parvenez à reprendre votre souffle, essayez la respiration ventrale (inspirez de manière à ce que votre ventre sorte et expirez de manière à ce qu’il rentre).

Lors d’une respiration paradoxale récurrente

Si vous avez du mal à respirer depuis un certain temps, si vous vous sentez souvent à bout de souffle ou si vous n’arrivez pas à reprendre votre souffle, vous devez peut-être apprendre à mieux respirer.

Bien que cela puisse sembler idiot (car tout le monde sait comment respirer dans une certaine mesure), apprendre à mieux respirer est une chose que peu d’entre nous prennent le temps de faire, à notre détriment.

Vous trouverez ci-dessous des conseils et des exemples d’exercices à pratiquer régulièrement.

Réduire au maximum le mouvement thoracique paradoxal

La respiration profonde

Sachez à quoi ressemble une bonne respiration profonde, par le nez.

Allez dans un endroit calme, seul, sans distractions.

Secouez vos muscles et vos membres, et tenez-vous debout ou assis avec une bonne posture.
Fermez légèrement les yeux, puis expirez tout l’air de vos poumons.

Maintenant, inspirez lentement par le nez, en faisant attention à ce que :

  • Votre abdomen (ventre) se dilate vers l’extérieur,
  • Votre poitrine et vos épaules ne bougent pas et restent droites,
  • Vous ne sentez pas votre cage thoracique bouger, surtout pas vers le haut.


Une fois que vous avez profondément inspiré, commencez à expirer par la bouche, en prenant soin de ce qui suit :

  • Votre abdomen se rétracte (se dégonfle) vers votre colonne vertébrale,
  • votre poitrine et vos épaules ne bougent pas,
  • Vous ne faites pas bouger votre cage thoracique, surtout pas vers le bas.


Il s’agit juste un exemple de la façon dont vous pouvez mieux respirer grâce à un mode de respiration approprié.

La respiration en carré

Les exercices de respiration permettent de lutter contre la respiration paradoxale

La respiration en carré est un exercice simple qui permet de calmer les nerfs fragiles, de réduire le stress et de provoquer une réaction de relaxation.
Faites-la chaque fois que vous vous sentez dépassé(e) ou que vous avez l’impression de ne pas pouvoir reprendre votre souffle.

Voici comment procéder :

  • En utilisant le modèle de respiration approprié ci-dessus, commencez par prendre une profonde inspiration en comptant jusqu’à quatre,
  • Retenez la respiration dans vos poumons en comptant jusqu’à quatre,
  • Expirez lentement en comptant jusqu’à quatre,
  • Retenez à nouveau votre respiration en comptant jusqu’à quatre,
  • Répétez ce processus en quatre étapes pendant environ une à deux minutes.

Vous devriez sentir un fort relâchement au niveau de votre thorax et une impression de relaxation.

En conclusion

J’espère que ces conseils concernant les bonnes méthode de respiration ont pu vous aider.
Si vous ressentez malgré tout que votre stress et vos angoisses prennent de plus en plus de place dans votre vie, n’hésitez pas à consulter mes accompagnements avancés.

Prenez soin de vous et à bientôt,

Henri Hélias

Comment agit l’Aconitum Napellus  pour Lutter contre l’Anxiété ?

Comment agit l’Aconitum Napellus pour Lutter contre l’Anxiété ?

aconitum napellus

l’Aconitum Napellus est également connu sous le nom d’aconite ou de casque de moine.
Cette plante est un anxiolytique naturel utilisé en homéopathie pour une série d’affections aiguës dont les symptômes sont intensément soudains, violents, angoissants et accompagnés de peur.

L’aconitum napellus est un excellent remède pour le traitement des crises de panique et de terreur lorsqu’elles sont déclenchées par une expérience soudaine et effrayante.

Dans ce contexte, l’aconitum napellus est souvent indiqué dans les affections découlant d’un choc, comme l’annonce de mauvaises nouvelles, les expériences de mort imminente, les blessures (par exemple, un accident grave) et les interventions chirurgicales.

L’homéopathie n’est pas une approche globale qui s’adapte à tous, c’est un traitement individualisé basé sur une compréhension rigoureuse de vous-même et de l’interrelation entre la façon dont vous pensez, ressentez et vivez votre maladie.

L’Aconitum napellus est le médicament homéopathique de choix pour l’anxiété, les traumatismes, les crises de panique et même le syndrome de stress post-traumatique.


Une histoire commune


Sachez qu’une une amie est venue me voir il y a environ 2 ans.

Elle avait une vingtaine d’années et me disait qu’elle se sentait « comme bloquée » dans sa vie.
Si elle parvenait à se lever et à aller travailler tous les jours, elle n’était cependant pas motivée pour faire autre chose…

On parlait souvent de l’anxiété et je l’accompagnais pour l’aider à vaincre ses symptômes notamment grâce à la TCC (thérapie comportementale et cognitive).

Elle avait cessé d’aller à la salle de sport, évitait sa famille, ses amis et les visiteurs, et évitait les restaurants et autres lieux de rencontre.
Elle avait l’impression que le monde se refermait sur elle…Et il était évident que ses peurs et ses angoisses l’empêchaient de vivre pleinement sa vie.
Ces sentiments ont commencé dès l’enfance, me disait-elle.

Ses parents l’avaient laissée seule à la maison un jour, vers l’âge de 6 ou 7 ans, et ce fut sa première expérience de l’anxiété.

Le sentiment d’angoisse s’est aggravée avec l’âge, entraînant des palpitations cardiaques et de nombreux symptômes gastro-intestinaux.

Je lui ait donc conseillé l’Aconitum Napellus.


Après quelques doses, elle a commencé à reprendre goût au sport.
Elle est également allée au restaurant pour la première fois depuis des mois, et a même retrouvé des membres de sa famille.

Elle a décrit cette transformation comme « l’impression d’être libérée d’une cage et de retrouver une vie, une vie dont j’ignorais l’existence, me disait-elle ».

Sa lutte de toute une vie contre les crises de panique et l’anxiété à donc pris un chemin plus que rayonnant grâce à cet anxiolytique naturel…et tant mieux !

Un problème d’anxiété plus commun qu’en apparence


L’histoire de mon amie n’est que trop fréquente dans le monde d’aujourd’hui.
Ces dernières années, j’ai vu plus de personnes que jamais aux prises avec des crises de panique, d’anxiété et de stress.

L’Aconitum Napellus est un remède particulièrement utile pour les personnes souffrant de stress post traumatique et/ou d’anxiété résultant d’un choc ou d’un traumatisme.

Ce remède fonctionne également bien dans les situations d’urgence et les troubles aigus. En effet, l’aconitum napellus est le remède idéal pour les symptômes d’apparition soudaine après un événement inattendu et choquant, tel qu’un tremblement de terre ou un accident de voiture.

Vous pouvez estimé être une personne « équilibrée » et alors que vous êtes normalement une personne calme, un évènement traumatique vous rendra paniqué(e), nerveux(se) et agité(e).

Les peurs peuvent s’amplifier si elles ne sont pas traitées et se manifester par l’appréhension de quitter votre maison, de conduire ou même de traverser la rue.

Les personnes qui répondent bien à l’aconitum napellus se sentent en général inconfortables lorsqu’elles sont exposées au vent, à l’humidité, à la lumière directe du soleil et à des températures extrêmes, ainsi qu’à l’alcool, aux stimulants et/ou à la fumée de tabac.

Elles se sentent bien mieux à l’air libre, après avoir transpiré et après une bonne nuit de sommeil.

à quel moment faut-il utiliser l’Aconitum Napellus ?


Si vous présentez l’un des symptômes suivants, associés à un événement choquant, un traumatisme ou un stress post-traumatique, l’aconitum napellus pourra réellement vous aider :

  • Les symptômes intenses qui apparaissent soudainement, déclenchés par le froid, l’humidité et le vent,
  • La claustrophobie, l’agoraphobie et d’autres états phobiques,
  • L‘anxiété aiguë (ou panique) à la suite d’une grande frayeur,
    .
  • Les crises de panique et de peur, les réactions instantanées aux personnes et aux situations,
  • La peur de la mort, la peur des autres et la peur que quelque chose de mal va arriver (à vous ou aux autres).
  • l’agitation physique ou mentale,
  • La sensibilité aux changements atmosphériques,
  • Le fait d’être facilement apeuré par le bruit,
  • Un faible seuil de tolérance à la douleur,
  • Le fait d’avoir régulièrement les paumes de mains chaudes et moites,
  • Le fait d’avoir régulièrement le visage chaud, les joues rouges, des bouffées de chaleur soudaines,
  • Des faiblesses aux membres.

Comment se supplémenter en Aconite ?

Il suffit de prendre rendez-vous avec votre médecin (qui sera habilité pour vous faire une prescription adaptée à vos besoins).
A titre informatif, vous trouverez ci-après les dosages recommandés.


En cas de troubles cardiovasculairesAconitum napellus 15 CH, 5 granules toutes les 3 heures pendant 1 à 2 jours, puis espacer les prises progressivement.
Le traitement est à renouveler si nécessaire.

En cas de troubles du sommeil Aconitum napellus 15 CH, 5 granules avant le coucher pendant 15 jours.

Vous en savez désormais plus sur cet excellent anxiolytique naturel !

Conclusion

J’espère sincèrement que ces informations vous serons utiles dans le cadre de votre réduction du stress, de l’angoisse et de l’anxiété.
Si malgré ces informations, vous souhaitez suivre un accompagnement pour vaincre définitivement votre stress, vos angoisses et votre anxiété, n’hésitez pas à consulter cette page.

à très bientôt,

Henri Hélias.

La Respiration Anti Stress qui peut Changer votre VIE !

La Respiration Anti Stress qui peut Changer votre VIE !

techniques de respiration contre la frayeur et le syndrome de stress post traumatique.

Si vous lisez cet article, il y a de fortes chance que vous subissiez actuellement des symptômes de crainte, de frayeur et tension excessive dans votre vie.

Rassurez-vous, j’ai élaboré cet article pour vous permettre de réduire rapidement votre stress et vos angoisses !

Les techniques de respiration anti stress sont un moyen sûr et naturel de calmer et d’apaiser la majorité des personnes.
Une fois apprises, il faut savoir que vous pourrez les pratiquer n’importe où !

Sachez une chose : trois minutes seulement de respiration calme peuvent vous aider à calmer vos pensées et à réduire votre stress.

De nombreuses personnes souffrant d’un niveau élevé de stress et d’anxiété ont tendance à respirer en haut de la poitrine, au niveau du thorax.
Hors, il faut savoir qu’une respiration superficielle et haletante peut accroître l’anxiété en provoquant une hyperventilation, qui va elle-même entraîner un déséquilibre des niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone.

Une respiration lente et régulière, axée sur une expiration plus longue, rétablit ce déséquilibre et sort le corps de l’état de lutte ou de fuite, pour l’amener vers un état plus détendu.

L’utilisation de techniques de respiration apaisantes envoie un message à votre système nerveux qui lui permet de réduire votre surmenage et lui permet d’aller vers la relaxation.

Je vais donc vous partager ci-après, les meilleurs techniques de respiration et de relaxation pour lutter contre l’ensemble des symptômes relatifs au stress.

Quelles sont les techniques de respiration contre le stress que je vous conseil ?

1. La respiration mesurée

la respiration mesurée fait parti des techniques de respiration qui permettent de lutter contre le trac et l'excès de cortisol.

Voici comment procéder :

  • Vous pouvez vous asseoir ou rester debout, mais veillez à vous assouplir un peu avant de commencer. Assurez-vous que vos mains soient détendues et que vos genoux soient souples,
  • Baissez vos épaules et laissez votre mâchoire se détendre,
  • Inspirez lentement par le nez et comptez jusqu’à quatre. Gardez les épaules basses et laissez votre ventre se gonfler pendant que vous inspirez,
  • Retenez votre respiration pendant un moment,
  • Relâchez ensuite votre souffle lentement et en douceur en comptant jusqu’à sept,
  • Répétez l’opération pendant quelques minutes jusqu’à ce que vous soyez plus détendu.

2. Le bourdonnement anti stress

Vous préférerez peut-être être seul(e) pendant cette activité, car je préfère vous prévenir : vous ferez un bruit assez peu commun !

Aussi étrange que cela puisse paraître, cette petite technique est utilisée depuis des milliers d’années pour calmer l’esprit. En effet, elle procure une telle sensation de bien-être que vous ne vous soucierez probablement pas de ce que pensent les gens.

le bourdonnement anti stress fait parti des techniques de respiration anti stress

Voici comment la pratiquer :

  • Détendez vos épaules,
  • Fermez légèrement votre gorge pour pouvoir entendre votre respiration lorsque vous inspirez,
  • Couvrez vos oreilles avec vos pouces et vos yeux avec vos doigts,
  • Gardez vos lèvres fermées, mais légèrement et vos dents légèrement écartées. Votre mâchoire est détendue et vous expirez lentement en produisant un long et grave bourdonnement,
  • Faites en sorte que votre expiration soit longue et douce,
  • Répétez 5 à 10 fois.


Ensuite, vous pouvez rester assis en respirant longuement et lentement pendant quelques minutes, puis profitez de la nouvelle paix intérieure que vous ressentez.
Vous ressentirez moins de nervosité et vos niveau de cortisol baisseront, à mesure que vous pratiquerez cette technique de respiration.

3. La technique de respiration abdominale ou diaphragmatique

L’exercice de respiration le plus populaire (et l’un des plus efficace) contre le stress et l’anxiété, est depuis de nombreuses année, la respiration diaphragmatique ou abdominale.

Cet exercice est particulièrement efficace en cas d’attaque de panique ou de stress post-traumatique.

Je vous recommande de l’essayer chaque fois que vous vous sentez légèrement stressé, afin de vous familiariser au maximum avec cette technique.

Ensuite, si vous vous sentez anxieux et tendu, vous pourrez commencer à respirer par le ventre immédiatement, ce qui vous aidera à vous sentir rapidement en contrôle.

respiration abdominale anti stress

Voici comment procéder :

  • Respirez lentement et profondément par le nez. Assurez-vous que vos épaules soient abaissées et détendues.
    Dans cet exercice, votre ventre doit se gonfler, mais votre poitrine ne doit se soulever que très peu.
    Vous pouvez donc si vous le souhaitez, placer une main sur votre ventre et l’autre sur votre poitrine afin de ressentir votre respiration.
  • Expirez lentement par la bouche. Lorsque vous expirez, pincez légèrement les lèvres, mais gardez la langue et la mâchoire détendues.
    Il se peut que vous entendiez un léger bruit de « Fhooshhhhhh » lorsque vous expirez.
    C’est parfait ! écoutez ce son chaque fois que vous vous exercez et apprenez à l’apprécier comme le son de la relaxation.

    Répétez cet exercice de respiration pendant plusieurs minutes.
    Faites en sorte que votre expiration soit aussi longue et douce que possible.

    L’expiration est la clé de la relaxation, alors accordez-lui toute votre attention et entraînez-vous à expirer en une longue respiration lente et contrôlée et vous en ressentirez rapidement les bienfaits.

Pour conclure

J’espère sincèrement que ces 3 techniques vous seront utiles ! si malgré tout, vous ressentez encore du stress et de l’angoisse au quotidien, n’hésitez pas à rejoindre l’accompagnement gratuit que j’ai élaboré rien que pour voue !

à très bientôt.

Henri

Témoignage: Comment Démasquer la Honte des Symptômes d’Angoisse ?

Témoignage: Comment Démasquer la Honte des Symptômes d’Angoisse ?

Sa situation familiale

L’autre jour, j’ai reçu un appel d’une femme qui voulait me parler de ses crises de panique et de son anxiété générale. Elle a une trentaine d’années et vit avec son mari et ses enfants dans une petite ville.

Elle m’a raconté comment l’anxiété et les crises de panique détruisaient sa qualité de vie et que chaque jour se transformait en une véritable bataille !

Elle avait l’habitude de voyager dans le monde entier pour son travail, mais aujourd’hui elle a du mal à franchir le seuil de sa porte de peur d’avoir une crise de panique.

Elle a deux jeunes enfants et ils ont des besoins à satisfaire. Elle doit surmonter cette épreuve pour leur bien. C’est pour cela que nous parlons.

Je lui ai demandé si elle avait parlé de son problème d’angoisse et d’anxiété à quelqu’un d’autre que son mari et son médecin.

Elle m’a expliqué qu’elle en avait parlé à quelques amis, mais qu’en général, elle gardait cela pour elle, de peur que les autres ne commencent à faire des commérages dans son dos.

La honte de ses propres pensées


Je lui ai demandé ce qui la troublait le plus dans son anxiété.

Elle s’est un peu énervée et m’a dit : « Tu ne m’as pas écoutée ? Je ne peux pas quitter ma maison à cause de ça et j’ai des enfants à m’occuper. Qu’est-ce qui pourrait être pire que ça ? ».

« Non, j’ai compris », lui ai-je dit, « mais qu’est-ce qui te perturbe VRAIMENT dans ton anxiété et tes angoisses ? ».

Il y a eu un long silence. Puis, après un moment, elle a dit : « Ne pas quitter la maison n’est que la moitié du problème, le reste, je ne pourrais jamais l’admettre à personne, j’en ai trop honte ».

« Essaye donc », lui ai-je dit, « je suis un étranger pour toi et si tu le souhaites, nous ne nous rencontrerons pas en personne. Tu n’as rien à perdre. »

« Ok… alors au fond de moi j’ai peur de perdre la tête. Comme si je perdais le contact avec la réalité. Je ne suis pas présente avec mes enfants parce que je passe mon temps à penser à ce que je pense, si cela a un sens ? ».

« Parfois, j’ai des pensées anxieuses, de nature sexuelle ou violente, si perturbantes que je me choque moi-même », dit-elle, la voix brisée par l’émotion.

Puis un autre bref silence…

« Des idées aléatoires me viennent à l’esprit, auxquelles seul un détraqué pourrait penser… ».

« Par exemple ? » ai-Je demandé.

« Eh bien, ce matin encore, je donnais à manger à ma petite fille et une pensée violente m’est venue à l’esprit. Cela m’a tellement perturbée que j’ai dû arrêter de la nourrir et m’enfermer dans la salle de bain pendant cinq minutes parce que je tremblais tellement. Je veux dire, quelle sorte de mère pourrait penser une telle chose ? ».

« J’ai tellement honte et peur de moi-même. Je n’agirais jamais sur ces pensées, mais comment ai-je pu y penser en premier lieu ? C’est ce qui m’énerve le plus, j’ai l’impression de n’avoir aucun contrôle là-dessus. »

« Je parie que tu penses que je suis cinglé, non ? »

L’explication objective que j’ai apporté

« Non, pas du tout », ai-je dit, « en fait, je pense que tu es parfaitement normale. Tu es une personne normale et saine d’esprit qui souffre d’un esprit trop anxieux mélangé à de l’épuisement et une imagination active. C’est parfaitement normal. Ce n’est pas du tout agréable, mais c’est normal ».

Je lui ai dit que les gens peuvent souvent parler à leur médecin ou à leurs amis proches de leurs crises de panique ou de leur anxiété générale, mais qu’ils admettent rarement les choses qui les dérangent le plus dans leur anxiété.

Ils cachent leur plus grande peur si profondément et souffrent en silence parce qu’ils redoutent le jugement.

Il est normal, par exemple, que ces personnes aient peur de prendre un couteau de cuisine au cas où elles deviendraient folles et poignarderaient quelqu’un.

Ou bien elles sont parfois anxieuses au volant d’une voiture, de peur de faire une embardée incontrôlable dans la circulation.

Ou encore, elles détestent se tenir sur un balcon au cas où elles décideraient soudainement d’en sauter.

Ce que ces personnes ne réalisent pas, c’est que ce qu’elles vivent est beaucoup plus fréquent qu’elles ne le pensent !

Ces pensées intrusives sont alimentées par un cocktail d’anxiété élevée, d’épuisement et d’imagination dans les cas les plus extrêmes, « hyperactive« .

Beaucoup de gens en souffrent (même des personnes que vous connaissez) mais ils ne l’admettent jamais. Ce type de pensées s’accompagne d’un sentiment de honte profonde d’avoir de telles pensées en premier lieu.

Pour mettre fin à votre honte, vous devez la démasquer

Vous devez d’abord l’admettre clairement à vous-même. Vous devez être clair dans votre propre esprit sur ce que vous ne pourrez jamais admettre à un autre.

Ensuite, la guérison peut avoir lieu.

Si cela s’applique à vous et à votre anxiété, postez un message anonyme (ou avec votre prénom) dans les commentaires ci-dessous.

Lorsque vous commencez à démasquer cette honte, elle perd de son pouvoir sur vous et comme par magie, les pensée auparavant honteuses disparaîtront.

En conclusion

En publiant votre histoire, vous aiderez également les autres à s’ouvrir à leur propre histoire. Pour vaincre l’anxiété, le stress et l’angoisse, il faut apprendre à normaliser ce qui semble totalement anormal.

Lorsque vous normalisez vos symptômes, vous diminuez votre résistance à ceux-ci, ce qui libère la tension intérieure que vous ressentez à leurs égards.

Si vous ne voulez pas en parler, écrivez-la au moins sur papier quelque part et exposez-la à la lumière du jour.

Démasquez-la maintenant pour pouvoir la laisser partir plus tard.

à très bientôt,

Henri Hélias